05 juill., 2016

Traçage fumigène : diagnostic de la ventilation

  • Article
  • ventilation
  • traçage fumigène
  • qualité de l'air

Il est courant que les usines et installations industrielles soient aux prises avec des problèmes de contamination par des poussières, des gaz ou des vapeurs, ou tout simplement des excès de chaleur ou d’humidité. Ces problèmes peuvent être diagnostiqués puis réglés grâce à l’utilisation du traçage fumigène.

La technique de traçage fumigène est utilisée dans plusieurs situations tant par les services incendies pour simuler des situations d’urgence, que par les firmes spécialisées pour détecter des fuites provenant d’équipements ou de conduits de ventilation, et pour vérifier l’efficacité de la pressurisation de salles contrôlées généralement utilisées lorsque des contaminants toxiques sont présents. En milieu industriel, il est possible d’utiliser cette technique pour évaluer qualitativement le bon fonctionnement ainsi que l’efficacité de la ventilation générale d’un secteur d’usine ou de la ventilation locale (procédé).

  1. Maladies professionnelles

    Il arrive que les travailleurs soient exposés à des contaminants ciblés ou pas par la règlementation comme :

    • Acide chromique, chromates et dérivés;
    • Vapeurs de brais (brais de houille);
    • Arsenic (et composés);
    • Oxyde de fer (fumées / poussières);
    • Poussières : silice cristalline, béryllium, cadmium, amiante, nickel, cobalt, bois, farines et enzymes (contenus dans certains types de farine et additifs), etc.;
    • Composés organiques volatiles (COV).

    Si les concentrations ambiantes excèdent les valeurs d’exposition recommandées ou permises, les personnes exposées risquent de développer des maladies professionnelles. Selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM, France), 4% à 8% des cancers seraient causés par des facteurs professionnels, soit entre 8 000 et 32 000 cas par année au Canada, dont 2 000 à 4 000 au Québec1. De plus, ces cancers attribuables au travail sont à 70 % de type broncho-pulmonaire.

    Il est primordial de comprendre que les conséquences d’une exposition excessive sont importantes pour la santé des travailleurs et la pérennité des entreprises. Paradoxalement, le diagnostic est facile à réaliser et les solutions de contrôle peuvent être relativement simples à mettre en place. En attendant, le port d’équipements de protection respiratoire individuelle est obligatoire, mais les risques ne sont pas pour le moins éliminés.

    Un exemple concret : la silice cristalline

    BBA a été mandatée par le département d’hygiène et de santé sécurité d’une entreprise minière pour diagnostiquer l’efficacité de la ventilation au secteur du concentrateur. Des dépassements de normes y sont fréquemment mesurés, et ce, depuis plusieurs années.

    La concentration des poussières respirables, qui sont par définition de 10 microns et moins, doit demeurer inférieure à 0,025 mg/m3 (TLV2 – 8 heures) dans la région où se situe la mine. Par comparaison, au Québec l’exposition ne doit pas excéder 0,1 mg/m3 (VEMP3 – 8 heures) et elle doit être minimale en tout temps (EM)4, 5.

    La méthodologie employée pour diagnostiquer un problème est une combinaison de mesures aérauliques (débits d’air) et de traçage fumigène. Un bilan d’air basé sur des mesures prises au site permet d’établir de manière mathématique la pressurisation relative entre les différents secteurs d’un bâtiment. Le traçage fumigène permet quant à lui une observation visuelle et une évaluation qualitative de l’évolution de l’air à l’intérieur des murs. Ce traçage met notamment en évidence les mouvements d’air (directions, trajectoires) et la force :

    • Des courants d’air (ex. : ouverture de portes de garage);
    • Des vents internes (proportionnels et dans la même direction que les vents extérieurs);
    • Des courants convectifs;
    • Des effets tunnel;
    • Des conflits entre les systèmes de ventilation;
    • Des turbulences, etc.

    L’utilisation de bombes fumigènes permet également d’évaluer l’efficacité de dilution des contaminants dans un secteur ou un bâtiment; les changements d’air réels peuvent même être évalués en chronométrant le temps de dissipation de la fumée.

  2. Une première campagne de traçage fumigène sera réalisée avant que toute modification ne soit effectuée, et permettra de diagnostiquer les systèmes en place et l’efficacité de la ventilation existante ainsi que de documenter la situation initiale (le problème).

    Après que les modifications soient apportées aux systèmes existants, une seconde campagne sera effectuée et elle permettra quant à elle de qualifier les résultats obtenus (tendances des mouvements d’air, efficacité de dilution); et de démontrer l’amélioration (par comparaison avec la situation initiale).

    BBA présente une expertise de très haut niveau en ventilation industrielle. Notre équipe d’ingénierie possède une riche expérience de projets, du diagnostic à la conception, en passant par la mise en service, ce qui nous permet d’offrir à nos clients des services-experts pour diagnostiquer des systèmes existants, mais également proposer des concepts originaux et des solutions novatrices pour les nouveaux projets. Les solutions proposées sont optimales et permettent aux propriétaires de résoudre les problèmes de qualité de l’air en milieu industriel tout en tirant le maximum des équipements existants.

    Pour en savoir plus, communiquez avec nos experts.

Ce contenu est fourni uniquement à des fins d’information générale. Tous droits réservés ©BBA

Publications récentes
Voir tout
Poussons
la réflexion
ensemble
Contactez-nous